L’intestin

L’anatomie de l’intestin grêle

Long et sinueux, il relie l’estomac au gros intestin et mesure en moyenne 6.5 m de long. Il est constitué de deux parties :

– le duodénum (voir photo ci-dessous), d’une longueur de 25 à 30 cm, qui prend une forme coudée,

– le jéjuno-iléon, d’une longueur d’environ 6 m, dont la fonction est d’achever la digestion et d’absorber les éléments nutritifs.

La surface d’absorption de ces éléments nutritifs occupe toute la paroi interne de l’intestin grêle. Cette paroi est largement accrue grâce à des replis recouverts d’un très grande nombre de minuscules villosités à la forme allongée et arrondie, elles-mêmes recouvertes de microvillosités. Cette conformation permet à l’intestin grêle d’avoir une surface interne de près de 300 m².

Duodénum intestins
Duodénum
Photo de Someguy1221

Le gros intestin

Il est situé à la suite de l’intestin grêle et se place autour de lui. Il mesure approximativement 1.5 m de long pour 6 cm de diamètre.

Il est formé de plusieurs parties différentes :

– le caecum qui est la zone la plus large,

– le côlon ascendant,

– le côlon transverse,

– le côlon descendant,

– le côlon sigmoïde,

– le rectum, zone terminale d’environ 15 cm de long

Pour en savoir plus sur le colon, c’est ici

Lorsque l’intestin grêle a absorbé tous les éléments utiles à l’organisme, ce qui reste du chyme (voir l’estomac) est constitué de déchets qui passent dans le gros intestin. Celui-ci a principalement un rôle de stockage en attendant l’expulsion des matières fécales.

Le bien-être de l’intestin

Gros intestin
Ci-dessus : Gros intestin
Image de Olek Remesz
1. Côlon ascendant
2. Côlon transverse
3. Côlon descendant
4. Côlon sigmoïde

Attention, il est fortement recommandé de demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute médication pour n’importe laquelle des solutions proposées ci-dessous. Chaque personne est unique et il convient de ne pas faire d’automédication car celle-ci peut être dangereuse.

Les méthodes présentées ci-dessous sont spécialement ciblées sur l’intestin et non la digestion en général. Pour toute posologie, demandez conseil auprès d’un professionnel.

AROMATHÉRAPIE

Les huiles essentielles permettent de soigner divers troubles tels que la colite par exemple avec le laurier noble (attention, il est allergisant et doit être dilué – par voie orale, il nécessite une prescription médicale – ne pas prolonger le traitement ou la posologie indiquée par votre praticien de santé) et la cannelle. Cette dernière permet également de lutter contre la gastro-entérite et contre les diarrhées douloureuses. Pour cette dernière affection, les usages internes et externes sont possibles. Attention malgré tout, car la cannelle est très irritante pour la peau ; elle doit donc être diluée avec une huile végétale.

Pour les problèmes de constipation, on notera l’intérêt de l’huile essentielle de gingembre (qui s’attaque aussi aux flatulences) et facilite la digestion. Son usage peut être externe ou interne. Attention à ne pas l’utiliser chez les femmes enceintes ou allaitantes, chez les personnes allergiques à certains composants (néral, limonène), chez les asthmatiques, avant une intervention chirurgicale ou en cas de traitement anticoagulant. Interdiction de l’utiliser chez les enfants jusqu’à 3 ans.

L’huile essentielle de giroflier permet de soulager autant la constipation que les diarrhées bactériennes. L’origan compact (origanum compactum) est particulièrement intéressante dans la mesure où elle n’irrite pas l’intestin et s’attaque aux diarrhées avec efficacité. Elle est prise en usage interne, mais le traitement ne doit pas durer plus de 15 jours. Elle est interdite chez la femme enceinte et allaitante, les enfants jusqu’à 12 ans, les asthmatiques, les allergiques au limonène et au linalol, aux épileptiques et aux personnes avec des antécédents d’hépatite, d’ulcères ou de gastrite.

Pour les problèmes de flatulences, ballonnements ou digestion trop lente, la camomille romaine permet de régulariser la situation. Quoique généralement bien supportée par l’organisme, son parfum peut déplaire à certains.

PHYTOTHERAPIE

Il existe de nombreuses plantes capables d’atténuer les gênes occasionnelles de la sphère abdominale. Le romarin agit sur les spasmes digestifs, les ballonnements et les douleurs associées par une action sur la vésicule biliaire. Les baies de myrtille resserrent l’intestin et luttent contre les colites. La menthe poivrée est la championne des flatulences générées par une mauvaise digestion. Les troubles produits par la nervosité s’apaisent avec la mélisse. Les grains de lin possèdent des propriétés laxatives, soignent la colite et les douleurs. On peut aussi citer le gingembre, la fumeterre (lourdeur et spasmes), le fenouil (ballonnements, colites…), curcuma (syndrome du colon irritable), la chicorée (pour la flore intestinale), le charbon végétal (pour les ballonnements), la boldo (constipation, lourdeur), l’artichaut (constipation), l’angélique qui favorise la digestion (lutte sur une large variété de problèmes abdominaux).

ACUPRESSION

Point d'acupression sur la main pour lutter contre la constipation

Pour soulager le météorisme abdominal, dit aussi ballonnements (c’est-à-dire le gonflement de l’abdomen du à la présence de gaz difficiles à évacuer), on peut masser un point situé au centre d’une ligne imaginaire entre la pointe du sternum et le nombril. Appuyer sur ce point avec la pulpe du doigt en tournant durant une trentaine de secondes.

Contre la constipation, il existe plusieurs points différents. Le premier (voir photo à gauche) est placé sur le dessus de la main entre le pouce et l’index, non loin du poignet, à l’angle formé par les deux métacarpiens.

Le deuxième point est placé sur la partie externe de flexion du coude.

Le troisième (en fait 2 points symétriques), est situé de chaque côté du nombril à trois travers de doigts de ce dernier.

Un quatrième est placé sur l’ongle du gros orteil : à sa base, dans l’angle interne.

Pour les soucis de diarrhée, un point est particulièrement efficace. Il est situé à 5 travers de doigts au-dessous de la pointe de la rotule. Puis, il faut se décaler vers la partie extérieure de la jambe jusqu’à sentir l’arrière du tibia.

EXERCICE DE VISUALISATION

Dit comme cela, ça paraît un peu ridicule de gérer certains problèmes digestions simplement par l’imagination. Or, cela marche, bien souvent pour les troubles passagers et peu violents, et plus particulièrement pour la constipation. Il faut s’allonger, fermer les yeux et visualiser son gros intestin, voir le chemin qu’il emprunte dans l’abdomen jusqu’au rectum. Puis, on imagine le parcours des matières fécales en partant du colon ascendant (voir schéma anatomique plus haut sur cette page) et tout le long de l’intestin. Recommencer encore et encore, lentement et en s’appliquant. Au bout de quelques minutes, on doit (normalement !) sentir que la circulation se rétablit.

MASSAGES

Des mouvements circulaires au niveau du nombril sont susceptibles de soigner des troubles mineurs de diarrhée, de constipation ou de gaz intestins. Ils se réalisent confortablement allongé, la paume de la main frotte le nombril en cercle d’abord doux et lents puis de plus en plus rapides et appuyés. Ces massages seront effectués dans le sens contraire des aiguilles d’une montre pour traiter la diarrhée, dans l’autre sens pour le blocage du transit. Il est nécessaire de bien se concentrer sur ce que l’on fait pour en accroître l’efficacité. La chaleur sur la zone abdominale devrait augmenter peu à peu.

PREBIOTIQUES ET PROBIOTIQUES

Ils sont essentiels au maintien de la santé intestinale. La flore est composée de plus de mille micro-organismes différents, tous utiles à notre bien-être. Les médicaments, les troubles digestifs répétés, le stress, une alimentation déséquilibrée contribuent à l’altérer, si bien que les substances toxiques peuvent passer la barrière affaiblie de la muqueuse. C’est pourquoi, il est nécessaire de fournir des probiotiques à l’organisme afin de rétablir une situation plus saine. Toutefois, ils risquent de rester inefficaces sans la présence de prébiotiques, nourriture indispensables pour les bactéries de l’intestin.

Notons que n’importe quels pré et/ou probiotiques ne peut « faire l’affaire ». Tout dépend des troubles de chacun. Il existe de nombreuses souches différentes, plus ou moins concentrées. C’est la raison pour laquelle, le résultat peut se faire attendre… indéfiniment en cas de mauvais choix. Mieux vaut consulter un pharmacien ou un médecin qui saura prescrire la formule adaptée à chaque cas particulier. Attention également à la manière de les prendre. Souvent, il convient de les absorber avant le petit-déjeuner en respectant un délai entre la prise et le repas.

Pour en savoir, on peut consulter l’article suivant ici

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