L’addiction en période de confinement : un phénomène qui s’accentue chez les personnes dépendantes Aucun avis

                               L’addiction en période de confinement : un phénomène qui s’accentue

Avec une crise sanitaire qui s’éternise depuis plus d’un an  en France et dans le monde entier , les comportements addictifs se sont accentués au rythme des confinements  successifs . Entre baisse de moral , isolement et anxiété , nombreux sont les facteurs qui poussent les Français à se tourner vers des substances psychotropes ou des passe-temps compulsifs. 

Il est courant de constater que, lorsque le moral de certaines  personnes diminue, leurs addictions peuvent augmenter; une tendance mise en exergue depuis le premier confinement du 17 mars 2020 pour endiguer la propagation du Covid 19 . “L’ennui, le stress, l’anxiété, la peur de la maladie ou la peur de l’avenir, l’absence de lien social sont des déclencheurs puissants de l’addiction qui peuvent vraiment amplifier le phénomène et notamment lorsque plusieurs déclencheurs sont présents simultanément. C’est pourquoi, la situation peut devenir préoccupante pour les personnes concernées s’il n’y a aucun accompagnement ni lien social (réel) pendant cette période.”  met en avant  Sarah Nacass, fondatrice de l’Institut ADIOS qui aide les personnes à se défaire de leurs addictions.  

Une étude de l’Association Addiction France montre que plus de la moitié des personnes accompagnées ont nettement augmenté leur consommation pendant  le premier confinement . Même son de cloche du côté des substances sans produit comme les jeux vidéos ou les écrans : un quart des Français y  passaient 6 heures ou plus  devant, lors la quarantaine imposée par le gouvernement , on parle alors d’hyper connexion.  

L’addiction 2.0

Afin de tromper l’ennui , beaucoup s’adonne plus facilement à une pratique addictive : à l’ère du tout numérique , les réseaux sociaux ont été la principale source d’occupation des Français  pendant le confinement ce qui a favorisé leur dépendance. En raison des restrictions sociales , il était presque impossible de voir ses proches et de partager des moments conviviaux : beaucoup de personnes se sont alors dirigées vers les médias sociaux pour préserver leur  sociabilité et s’évader dans un monde virtuel parfois plus enchanteur que le monde réel. 

La surconsommation de réseaux sociaux est toutefois dangereuse pour le corps humain car elle développe le stress en raison des informations négatives qui peuvent être véhiculées , des troubles du sommeil et alimentaires à cause du temps important passé devant l’écran qui entraîne des horaires décalées et surtout des phases de dépression en raison de la frustration qui naît en se comparant aux autres.

 

L’addiction qui coule à flots

En avril 2020, une étude menée par Odoxa – Gaz Conseil a ressorti que 5,5 millions de Français ont augmenté leur consommation d’alcool lors du premier confinement. 

Avec la fermeture des bars et des restaurants, de nombreux Français ont gardé certaines habitudes de consommation . Les dîners et les apéros entre amis n’étant plus qu’un lointain souvenir en raison des mesures de distanciation sociale, beaucoup  de gens se sont mis à boire plus régulièrement , soit pour oublier l’actualité anxiogène de la pandémie , soit par simple plaisir ou pour combler l’ennui. Les confinements psychologiques ont accru les états de détresse psychologique et certains ont trouvé un échappatoire avec l’alcool.  Cela peut s’expliquer aussi par le fait que l’offre d’alcool n’a pas été impactée par les restrictions sanitaires ce qui a favorisé sa consommation . 

L’addiction aux drogues 

Même problématique que pour l’addiction aux écrans ou à l’alcool ; les consommateurs réguliers ont profité des périodes de quarantaine pour amplifier leur consommation. Selon l’Observatoire des drogues et des toxicomanie (OFDT), près de 30% des consommateurs mensuels de cannabis sont devenus des consommateurs quotidiens. Malgré les restrictions qui compliquaient les démarches pour se fournir en substance (qui plus est, illicite),  certains ont profité du temps libre permis par le chômage partiel ou le travail à distance pour combler l’ennui et pallier l’angoisse de l’isolement. En dépit de cela, il n’est pas rare que des consommateurs se soient tournés vers une drogue supplémentaire pour “varier les plaisirs” . Une période qui a compliqué les suivis des personnes accompagnées, certains consommateurs sont donc restés livrés à eux-mêmes.

Malgré cela, les confinements successifs sont devenus de moins en moins restrictifs, et la question des addictions a été prise à bras-le-corps par les politiques de santé publique afin d’éviter que confinement rime avec addiction. 

De nombreuses techniques existent pour contrer ce phénomène.  pour trouver des solutions à votre addiction, rendez-vous sur le site https://institutadios.com . 

  

S'il vous plaît, donnez votre avis

Les commentaires sont clos.