Hydrothérapie

L’hydrothérapie regroupe de nombreuses techniques utilisant l’eau sous toutes ses formes pour soigner et améliorer le bien-être. Ces pages vous expliquent tout sur l’hydrothérapie et vous indique des livres et des liens utiles.

Qu’est-ce que l’hydrothérapie ?

L’hydrothérapie regroupe toutes les formes de thérapies utilisant l’eau pour soigner.

Cette eau peut être employée sous diverses formes : vapeur, jet d’eau, glace, bains, frictions, enveloppements, compresses, douche, gargarismes, inhalations, lavements…. L’eau est minéralisée, simplement douce ou de mer, elle est soit pure ou bien mélangée à d’autres substances et associée à l’aromathérapie,  à la phytothérapie, à des sels d’Epsom ou à du vinaigre de cidre pour accroître ses bienfaits.

Les fonctions principales de l’eau sont de renforcer l’organisme et de le débarrasser de ses impuretés.Les techniques d’hydrothérapie sont donc innombrables et permettent de traiter bien des maux. Mais leur usage peut aussi se limiter à entretenir le bien-être..

Cependant, il ne faut pas perdre de vue que cette thérapie ne peut remplacer un traitement traditionnel et que son rôle est uniquement complémentaire.

Histoire de l’hydrothérapie

En 23 av. J.-C., l’empereur Auguste souffrant d’une affection au foie fut guéri grâce aux bienfaits de bains froids préconisés par un citoyen grec. Ce personnage, répondant au nom de Antonius Musa, fut récompensé en étant exempté d’impôts et il reçu également un anneau d’or ainsi que de l’argent. On peut dire que Antonius Musa est le père de l’hydrothérapie.

Chez les Romains, la pratique du bain quotidien était répandue grâce à l’installation de thermes alimentés par des sources naturelles. Les Grecs étaient convaincus que l’eau a des indications thérapeutiques et ils l’utilisaient à des fins préventives ou même curatives.

La première station thermale vit le jour vers la moitié du XVIIIe siècle dans un petit village anglais où vivait le docteur Richard Russel. Celui-ci eut l’idée de tester les bienfaits de l’eau de mer et, devant les résultats très encourageants, il publia un livre qui traitait des vertus de l’eau marine sur les glandes. Le village ne tarda pas à attirer les foules et il fut décidé dans les plus hautes sphères que Brighthelmstone rebaptisé Brighton, deviendrait officiellement la première station balnéaire. A cette époque, il était de bon ton pour les gens de la bonne société de venir “prendre les eaux”. C’est pour raison que l’on vit des stations thermales pousser comme des champignons aux quatre coins de l’Europe. L’hydrothérapie se répandait et de nombreuses villes faisaient une publicité effrénée pour vanter les qualités de leurs eaux.

Vincent Priessnitz Hydrothérapie

Les États-Unis ne furent pas en reste. Dans l’État de New York, on créa la première station thermale alimentée par des sources d’eaux chaudes. Au début du XIXe siècle, une nouvelle forme d’hydrothérapie eut un grand succès, il s’agissait de séances de douches glacées ou d’applications de poches de glace sur le ventre. Les douches étaient, en fait, de l’eau glacée projetée d’une hauteur de six mètres. Cette discipline pour le moins sévère était pourtant appréciée d’une certaine catégorie de personnes, le plus souvent des gens venus de la haute société. Le père de cette nouvelle hydrothérapie est Vincenz Priessnitz. Il ne fut cependant pas le seul car le père Kneipp utilisait lui aussi ce genre de traitement et imagina plusieurs dizaines d’utilisations différentes pour traiter les personnes avec de l’eau. Il soignait également ses patients à l’aide de plantes médicinales.

Hydrothérapie : eau chaude et eau froide

En dilatant les vaisseaux sanguins, l’eau chaude active l’apport de sang vers les muscles et la peau mais elle le diminue vers les organes.

L’eau froide au contraire, accélère l’apport de sang vers les organes, alors qu’elle le réduit en direction de la peau. Si l’eau froide stimule, l’eau chaude agit pour décontracter, mais leur point commun est de réduire les tensions et douleurs musculaires. L’eau chaude ou froide a une action intéressante sur la circulation du sang et permet, de ce fait, en renforçant le système immunitaire, de mieux faire face à la maladie.

Les différentes techniques d’hydrothérapie

C r y o t h é r a p i e

La cryothérapie permet d’insensibiliser les parties superficielles des zones du corps touchées par des lésions, comme une foulure par exemple. Bains, jets d’eau froide, compresses froides et massages avec de la glace sont les techniques utilisées dans cette discipline. Il existe sur le marché des vaporisateurs de gel que l’on peut utiliser chez soi. Que peut-on attendre de la cryothérapie ? Les principaux effets de la cryothérapie sont la diminution des spasmes musculaires, la réduction de gonflements post-traumatiques, l’accroissement de la mobilité en cas de douleur et la réduction des douleurs grâce au ralentissement des impulsions nerveuses.

B a i n s    b o u i l l o n n a n t s en hydrotherapie

Les jets propulseurs de bulles, dont certaines baignoires sont équipées, agissent de façon plus ou moins énergique pour apporter aux utilisateurs les bienfaits d’une séance d’hydrothérapie à domicile. Suivant la pression et la taille des bulles, on obtiendra des résultats différents. Pour se décontracter, combattre les insomnies, activer sa circulation sanguine, détendre ses muscles où bien tonifier sa peau, on utilisera une pression réduite. Au contraire, on augmentera la pression si l’on souhaite éliminer les toxines en stimulant la circulation sanguine, apaiser les douleurs du dos, réduire les tensions musculaires et combattre les méfaits de l’arthrite.

B a i n s    d e   s i è g e

Il existe des baignoires adaptées à ce genre bain. En effet, la pratique des bains de siège nécessite l’utilisation de deux baignoires. L’une, remplie d’eau froide, l’autre d’eau chaude. Le patient doit s’asseoir dans la baignoire d’eau chaude en gardant les genoux hors de l’eau et tremper les pieds dans la baignoire d’eau froide. Au bout de deux à trois minutes, le patient inverse sa position. Il doit répéter l’opération plusieurs fois de suite. Cette méthode d’hydrothérapie est préconisée dans le soulagement des congestions abdominales, pour soulager les hémorroïdes, les cystites et pour apporter une stimulation au foie et aux reins.

B a i n s   c h a u d s

Ce que l’on entend par bain chaud est un bain dont on élève la température à 38 degrés. On peut y adjoindre des plantes, des huiles essentielles, des sels. C’est ce que préconisent le plus souvent les naturopathes. Cependant, il convient de ne pas en abuser car ils peuvent provoquer une fatigue intense de l’organisme. De plus, les personnes atteintes de certaines maladies telles que le diabète, problèmes cardiaques, hypertension, etc, doivent renoncer à ce type de traitement. Il est conseillé de toujours consulter son médecin traitant avant d’entamer toute thérapie afin qu’il puisse vérifier qu’il n’y a aucune contre-indication.

 A s p e r s i o n    à   g r a n d e   p u i s s a n c e

Agrippés à une barre, les patients sont soumis à une aspersion qui consiste à recevoir de puissants jets d’eau sur tout le corps. Les résultats que l’on attend de cette pratique de l’hydrothérapie sont appréciés des asthmatiques mais aussi des migraineux. En outre, ces soins apportent les mêmes bienfaits que les autres pratiques d’hydrothérapie.

B a i n s   d e   b o u e s

On accorde des vertus thérapeutiques à des éléments issus de la mer Morte car ils sont porteurs de bienfaits non négligeables. D’autres minéraux et sels proviennent d’autres régions de la planète et confèrent à ces bains chauds des propriétés très utiles à la remise en forme des adeptes de ce genre de soins. On utilise également des algues en cataplasmes car leurs propriétés ne manquent pas d’intérêt. On retrouve dans la pratique des bains de boues à peu près les mêmes propriétés que celles citées plus haut, à savoir, décontraction des muscles, diminution des inflammations, stimulation de la circulation sanguine etc.…

C o m p r e s s e s   c h a u d e s   e t   f r o i d e s

Une autre thérapie offre des soulagements intéressants dans les problèmes de sinus et parmi toutes ses vertus, elle a celle de renforcer les défenses immunitaires. Il s’agit d’applications de compresses humides et chaudes que l’on conserve une vingtaine de minutes. Afin de ne pas perdre trop rapidement les bienfaits de cette chaleur, le patient est soigneusement enveloppé dans des couvertures. Lorsque les vingt minutes sont écoulées, on change les compresses chaudes que l’on remplace alors par des compresses froides. Les vertus de ce traitement sont dues au fait que le corps réagit à ces changements de température.

 B a i n s   d e   v a p e u r   e t   a u t r e s   t e c h n i q u e s

Pour nettoyer en profondeur la peau et la tonifier, se débarasser de ses impuretés ou simplement pour se détendre, on peut prendre des bains de vapeur dans des caissons d’où seule la tête dépasse. Ces stations sont suivies soit d’une douche, soit d’un bain froid. Les personnes pouvant le supporter choisiront la chaleur sèche des saunas. Le hammam, lui, génère de la vapeur chaude. Il vaut mieux ne souffrir d’aucuns troubles cardiaques pour s’adonner à ce type d’hydrothérapie.

 H y d r o t h é r a p i e   s p é c i f i q u e   d u   c ô l o n

Afin de débarrasser le gros intestin de ses déchets les plus vieux, certains thérapeutes pratiquent une irrigation du côlon avec de l’eau purifiée. Ils pensent résoudre la plupart des problèmes de constipations, maux de tête et mauvaise haleine dus à l’accumulation de toxines provenant de ces déchets. Si cette pratique est souvent appréciée des patients, elle est rarement recommandée par les médecins qui craignent que cette irrigation élimine les bactéries utiles à la bonne santé de l’intestin. Ils ne sont pas favorables non plus à la présence d’une trop grande quantité d’eau dans le gros intestin, car cela peut créer un bouleversement dans l’équilibre électrolytique et se révéler finalement plus nuisible que profitable. L’hydrothérapie du côlon est une pratique très ancienne qui remonte à l’Antiquité et qui était déjà connue plus particulièrement des égyptiens et des chinois.

Les hydrothérapeutes

Ces praticiens sont en réalité des physiothérapeutes qui, en plus, ont des connaissances approfondies en hydrothérapie. Ils sont de précieux collaborateurs des médecins qui leur adressent des patients atteints d’infimité motrice cérébrale mais aussi des sportifs ayant besoin d’une rééducation à la suite d’une blessure.

Dans les stations thermales ont rencontre aussi des praticiens naturopathes qui préconisent avant tout une alimentation saine et la pratique d’exercices physiques. Ils conseillent l’usage du yoga et offrent à leurs patients des massages, des traitements à base de plantes médicinales, ainsi que la pratique de l’hydrothérapie.

Soyez toujours prudent !

La pratique de l’hydrothérapie doit toujours faire l’objet d’une démarche auprès de son médecin traitant car il existe certaines contre-indications.

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